Semi de Paris J-4

A 4 jours du Semi de Paris, j'ai couru ma dernière séance avec de l'intensité

3/4/20262 min temps de lecture

Semi de Paris J-4 : une prépa différente, mais l’envie intacte

J-4 avant le Semi de Paris.

Hier soir, j’ai fait ma dernière séance avec un peu de rappel d’allure.
3 x 1000 m en 3’45. Propre. Contrôlé. Sans forcer plus que nécessaire.

Dimanche dira si je suis capable de tenir cette allure sur 21,1 km.

Mais pour être honnête, ce semi n’a pas la saveur que j’avais imaginée il y a quelques mois.

Une prépa qui ne s’est pas passée comme prévu

À la base, l’idée était claire : faire un vrai cycle de vitesse cet hiver, remettre un peu de tonicité dans la machine avant les deux Ultras de la saison — mi-mai en Alsace, puis fin août sur la TDS à Chamonix.

Le Semi de Paris devait venir clôturer ce bloc avec un chrono. Un vrai. Un engagé.

Mais début janvier, je me suis senti fatigué. Pas blessé. Pas à bout physiquement.
Juste… entamé. Moins d’envie à l’entraînement. Moins de fraîcheur mentale.

J’ai quand même borné. Près de 700 km déjà parcourus cette année.
La caisse est là. Mais en termes d’intensité, c’est resté léger.

Je ne me cherche aucune excuse.
Simplement, je pense que je n’étais pas prêt mentalement à encaisser une préparation exigeante en sachant que derrière, la saison allait être longue. Très longue.

Parfois, le corps suit.
C’est la tête qui freine.

Rappel d’allure et lucidité

Hier soir, ces 3 x 1000 m à 3’45 avaient surtout un objectif : me situer.

Les sensations étaient correctes. L’allure passe.
Mais tenir ça sur 21 kilomètres, c’est une autre histoire.

Et finalement, ce n’est plus vraiment le sujet.

Avec cette prépa un peu différente, l’objectif chrono est devenu secondaire.
Ce n’est pas de la résignation.
C’est de la lucidité.

Le vrai moteur : courir à Paris

Ce qui est sûr, en revanche, c’est que je suis super heureux d’aller courir à Paris.

Je n’y suis pas retourné depuis mon marathon en avril dernier.
Et rien que l’idée de reprendre le départ là-bas me motive énormément.

L’ambiance.
Les quais.
Le départ un peu électrique.

Parfois, il n’y a pas besoin de plus.

Dimanche, je courrai avec ce que j’ai.
Avec la forme du moment.
Avec l’énergie disponible.

Et surtout avec l’envie.

Petite info au passage : il se pourrait bien que je retourne à Paris plus vite que prévu… 😉

À suivre.